La première fois qu’un voisin a vu ma poule cou nu, il m’a demandé si elle était malade. Elle se portait à merveille. Ce cou rouge dégarni surprend, mais derrière ce look de petite dinde se cache une race de poule solide, calme et bonne pondeuse. Si vous cherchez une poule cou nu pondeuse pour votre jardin, voici ce qu’elle pond, ce qu’elle supporte et comment l’élever sans prise de tête.
L’essentiel
- Une poule cou nu pond environ 120 à 180 œufs par an, à coquille claire, souvent blanche.
- La race supporte très bien les fortes chaleurs comme les hivers froids.
- Calme et sociable, la poule cou nu s’entend bien avec les enfants.
- Comptez environ 4 m² par poule et 25 à 30 € pour une poule adulte.
La poule cou nu est-elle une bonne pondeuse ?
Oui, honnête et régulière. Sur une année, attendez-vous à 120 à 180 œufs, suivant la variété et les conditions d’élevage, soit à peu près un œuf tous les 2 ou 3 jours.
Les œufs ont une coquille claire, souvent blanche, parfois teintée de jaune ou crème à brun clair. Pour la race, un œuf pèse au minimum 55 g, et les plus gros montent jusqu’à 70 g.
C’est une pondeuse précoce : elle se met vite à pondre et, chez moi, elle continue en plein été quand d’autres poules ralentissent. Elle n’égale pas les hybrides de production, mais elle tient la distance avec une longévité d’environ 10 ans en moyenne, jusqu’à 11 ans si elle est bien nourrie. La race est aussi à double usage : ses poulets grandissent lentement et donnent une viande ferme et fine, avec un plumage facile à retirer.
Une rusticité qui fait sa force
Ce qui m’a convaincu de garder des cous nus, c’est leur résistance. Une race rustique, c’est moins de soucis au fil des saisons, et la poule cou nu coche cette case mieux que bien des races de poules.
Supporter la chaleur sans effort
Cette poule supporte très bien les fortes chaleurs d’été. Même quand le thermomètre grimpe fort en plein été, elle garde son entrain. Pendant les canicules, mes cous nus continuaient à gratter au potager pendant que les autres poules restaient affalées à l’ombre.
Prévoyez tout de même de l’ombre et de l’eau fraîche : rustique ne veut pas dire invincible.
Résister au froid de l’hiver
On pourrait croire qu’un cou nu grelotte en hiver. Ce n’est pas le cas : la race supporte bien le froid. Le point faible, c’est la crête, qui peut geler. La parade est simple : un abri bien chaud, au sec, où l’air ne s’engouffre pas.
Un aspect et un caractère à découvrir de près
Le cou de la poule cou nu est presque entièrement dénudé jusqu’au jabot, avec une peau rouge et une petite touffe de plumes sur le devant. Cette particularité vient d’une mutation génétique qui fait produire en excès une molécule, la BMP12, qui bloque la formation des plumes. Et non, ce n’est pas un croisement avec une dinde : c’est une poule à 100 %, une poule ne pouvant pas se reproduire avec un dindon.
- Poids : 2 à 2,8 kg pour une poule, 2,5 à 3,5 kg pour un coq
- Taille : 40 à 60 cm
- Œil rouge orangé, crête simple ou perlée, poitrine large, queue dressée en éventail
- Plumage roux, fauve ou gris pour les variétés courantes, noir pour celle de Transylvanie
Son origine reste floue. La mutation serait apparue il y a des centaines d’années dans le nord de la Roumanie, et la race a d’abord été signalée en Allemagne et en Roumanie. En France, la Cou nu du Forez a été créée après la Seconde Guerre mondiale en croisant une poule locale avec une poule gâtinaise. Elle a un plumage blanc intégral : un cou nu d’une autre couleur n’est pas une poule du Forez. Peu répandue, cette race cou nu française a son club d’éleveurs.
Côté tempérament, c’est un amour. La poule cou nu est calme, peu farouche et facile à apprivoiser, mes enfants la prenaient dans les bras sans souci. Elle est aussi très active : elle fouille, gratte la terre et chasse les insectes toute la journée. Elle vole très peu, ce qui convient à tous les jardins.
Élever des poules cou nu au jardin
Les poules cou nu sont faciles à vivre, mais elles demandent les bases d’une bonne basse-cour. Prévoyez un peu de temps chaque jour pour elles.
Logement et litière adaptés
Comptez environ 4 m² par poule dehors. Le poulailler doit rester sec et à l’abri des courants d’air. Pour la litière, renouvelez-la 1 à 2 fois par semaine au moins, et tous les jours si vous en avez le courage. J’ai appris à mes dépens qu’une poule robuste ne pardonne pas un poulailler sale : odeurs et parasites arrivent vite.
Alimentation au quotidien
Pas besoin d’aliment spécial. Une base de granulés complets, de blé et de maïs suffit, avec les restes de cuisine. Ajoutez des céréales de qualité, des apports en protéines et oléagineux, et surtout un parcours herbeux : c’est là que la race s’épanouit le plus.
Santé et vermifuge
Faites vacciner vos poules, traitez-les contre les parasites et vermifugez-les régulièrement pour préserver leur intestin. Surveillez tout signe d’apathie : une poule cou nu normale ne tient pas en place, une poule immobile cache souvent un problème. Si une poule couve, ne laissez pas plus de 8 œufs sous elle, sa chaleur ne suffit pas au-delà.
FAQ : Les questions que vous vous posez
Une poule cou nu convient-elle à un débutant ?
Oui, c’est l’une des races les plus simples pour commencer. Elle est rustique, peu exigeante sur l’alimentation et docile. Comptez 25 à 30 € pour une poule adulte, en jardinerie ou chez un éleveur spécialisé.
Peut-on mélanger des poules cou nu à d’autres races ?
Oui, la poule cou nu cohabite bien avec d’autres races en basse-cour familiale. Son caractère calme facilite l’intégration. Respectez simplement l’espace de 4 m² par poule pour éviter les tensions.
À partir de quel âge une poule cou nu commence-t-elle à pondre ?
C’est une pondeuse précoce : elle se met à pondre assez rapidement et, contrairement à beaucoup de races, elle ne lâche pas sa ponte quand arrive l’été.
